Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Tu trembles carcasse, mais tu tremblerais encore plus si tu savais où j’allais te mener. (TURENNE)

Ainsi toujours poussés vers de nouveau rivages

Dans la nuit éternelle emportés sans retour

Ne pourrons nous jamais sur l'océan des âges

Jeter l'ancre un seul jour ?

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire

Que les parfums légers de ton air embaumé

Que tout ce que l'on entend, l'on voit et l'on respire,

Tout dise : “ils ont aimé”.

Lamartime

Le lac

 

L'épi naissant mûrit de la faux respecté ;

Sans crainte du pressoir la pampre tout l'été

Voit les doux présents de l'aurore,

Et moi, comme lui belle, et jeune comme lui,

Quoi que l'heure présente ait de trouble et d'ennui,

Je ne veux point mourir encore.

Chenier

La jeune captive

 

Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue,

Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue

Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais plus parler

Je sentis tout mon corps et transir, et brûler.

Racine

Phèdre

 

Je suis le ténébreux, le veuf, l'inconsolé,

Le prince d'Aquitaine à la tour abolie :

Ma seule étoile est morte, et mon luth constellé

Porte le soleil noir de la mélancolie

Nerval

Le Lac

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article