B / DIFFÉRENTIATION TESTICULAIRE
Chez les mâles génétiques la mise en œuvre de la différentiation testiculaire est précoce. Elle débute au cours de la 7e semaine du développement pour s'achever complètement au moment de la puberté.
La séquence des événements est la suivante :
1) Les gonocytes passent dans les cordons médullaires qui se détachent du cortex.
2) Le mésenchyme s'insinue entre les cordons et les dissocie, les entourant d'une paroi fibreuse où se ramifient les vaisseaux sanguins ; il se condense entre les cordons médullaires et le cortex, formant l'albuminée du testicule.
3) Le cortex involue et se réduit à une lame épithéliale stérile.
4) Par fusion et prolifération, les cordons médullaires constituent les tubules séminifères, entre lesquels apparaissent les cellules interstitielles de Leydig, représentant le tissu endocrinien du testicule.
5) Des connections (rete testis) se mettent en place entre les tubules séminifères et les tubules mésonéphrétiques, ce qui rendra possible ultérieurement l'évacuation des spermatozoïdes.
C / DIFFÉRENTIATION OVARIENNE
Chez les femelles génétiques, la différentiation des gonades est plus tardive et ne débute pas avant la 8e semaine du développement. L'évolution ovarienne est la suivante :
1) Le cortex s'épaissit et une seconde poussée de cordons se développa (cordons de Valentin-Pflüger).
2) Les cordons de première poussée se détachent du cortex, ils sont repoussés vers le centre de la gonade et subissent une dégénérescence graisseuse. Ils subdsistent plus ou moins dans la région du hile constituant le rete ovarii.
3) Les cordons corticaux de seconde poussée qui contiennent les gonosytes se fragmentent. Ils sont séparés de la médulla en cours d'involution par le tissu conjonctif fibreux vascularisé.
4) Les gonocytes s'entourent de cellules folliculaires qui sont à l'origine de la granulosa du follicule.
Au total on constate que la différenciation ovarienne est caractérisée par la prépondérance du cortex, alors que la différentiation testiculaire est caractérisée par une prépondérance de la médulla.
BIOLOGIE DE LA REPRODUCTION
Première partie, p.13-14
Publié par Scorfa à 16:10:00 dans hoART CON7 | Commentaires (0) | Permaliens
L'expansion océanique se faisant par injection de basalte au niveau des crêtes et les flancs s'écartant symétriquement, les bandes d'anomalies enregistrent cette symétrie.
Ainsi, à notre époque par exemple, des boues se déposent sur le fond de l'océan et des laves sont émises dans la vallée médiane de l'Atlantique ; elles fossilisent toutes deux le champ régnant ; lorsque celui-ci viendra à s'inverser, les boues et les laves enregistreront ce phénomène : il sera possible de le dater dans les sédiments et on fera une assimilation entre cet âge et celui de l'inversion dans les laves qu'on ne peut encore déterminer directement.
III. TAUX D'EXPANSION
Connaissant d'une part la surface engendrée par les émissions de basalte le long de la vallée médiane par simple lecture des cartes d'anomalies, et d'autre part le temps pendant lequel cette distance a été couverte, il est aisé de déterminer la vitesse parcourue : on parle de taux d'expansion ou taux de renouvellement de l'océan (fig. 9.15).
Les datations directes des inversions des pôles magnétiques n'ont été mesurées que dans des sédiments récents (5 M.A.) ; les datations des anomalies beaucoup plus anciennes n'ont été possibles qu'en admettant un taux d'expansion constant au cours des temps géologiques (Fig. 9.16). Sur les cartes les anomalies ont été répertoriées, numérotées et un âge a été proposé (voir sur la figure 9.17 un exemple de cette technique).
Fig. 9.17. Exemple d'interprétation d'un profil d'anomalies magnétiques (Atlantique N, 45° lat.)
1 : Lever d'anomalies.
2 : Modèle théorique construit à partir du profil 1.
3 : Mise en coïncidence de ce modèle avec une échelle paléomagnétique : vers l'Ouest on est alors conduit à admettre un taux moyen d'expansion de 1,28 cm/an.
Peu d'anomalies plus anciennes peuvent être corrélées au Nord des Açores au-delà de l'anomalie n° 25 ; on en reconnaît cependant une autre qui paraît encore significative à laquelle on affecte le n° 31 et un âge de 72 M.A. De courtes bandes d'anomalies sont connues au large de la Floride (anomalies de Kesthley) et dateraient de Crétacé inférieur. Pour connaître les contours de l'Atlantique à une époque donnée (il y a 63 M.A. par ex.), il suffit de découper la carte selon les anomalies de même âge et d'accoler les morceaux (Fig. 9.19).
J.DERCOURT & J.PAQUET
Géologie, objets et méthodes
Dunod Université
Paris 1981, p.125-127
Publié par Scorfa à 11:44:22 dans hoART CON7 | Commentaires (0) | Permaliens
In reptiles such as turtles, the anatomy of the colchlea is somewhat different, and the basilar membrane plays a minor part in frequency discrimination. The whole burden of selectivity falls on the auditory hair cells, and it appears that each one of these is individually tuned to respond to a certain frequency of vibration. Evidence of such tuning has come from recording of the electrical behaviour of auditory hair cells in the ear of the turtle. An intracellular electrode can be used both to monitor the potential inside a hair cell and to inject current into it. When a small steady current is abruptly switched on or abruptly switched off, the membrane potential is set oscillating (or ringing) like a gong that has been banged (figure 18-49). The cell behaves, in other words, as a damped electrical resonator. The caracteristics frequency of sound to wich it is most receptive. The mecanism of the oscillation is unknown, though it is possible in principle for certain combinations of voltage-gated ion channels to give rise to such behaviour.
The precise nature of the coupling between the electrical response and the mechanical deformation in the cochlea remains a mystery and a source of astonishment. This transducing system enables the mammalian ear to operate over a range of sound intensities spanning more than seven orders of magnitude and allows us to hear sounds so faint that they make the basilar membrane vibrate with an amplitude of no more than a fraction of the diameter of a hydrogen atom.
Rod Cells Can Detect a Single Photon35
The transducers by wich we perceive light are also phenomenally sensitive, and their functioning is much better understood. As descibed in Chapter 16, the photoreceptor in the vertebrate eye are of two classes : the cone celle, which serve for color vision and require fairly bright ligth ; and the rod cells, which provide for monochromatic vision in dim light.? A rod cell can produce a measurable electrical signal in response to a single photon - a human being can perceive five photons as a flash of light. Rods and cones appear to operate on similar principles, but rods have been more intensively studied.
B.Alberts, D.Bray, J.Lewis, M.Raff
MOLECULAR BIOLOGY OF THE CELL
Médecine-Sciences, Falmmarion
Paris. 1986. p.1063
Publié par Scorfa à 15:54:01 dans hoART CON7 | Commentaires (0) | Permaliens
I. ETUDE D'UN TYPE : LE CYDIPPE
Hormiphora plumosa est hermaphrodite. Les gonades mâles et femelles constituent dans chaque canal méridien deux bourrelets distincts et parallèles. Les ovules télolécithes et les spermatozoïdes tombent dans les canaux méridiens et sont rejetés par le système gastro-vasculaire et la bouche dans l'eau de mer où a lieu la fécondation.
La segmentation totale et inégale isole des micromères à potentialités ectodermiques qui recouvrent progressivement les macromères à l'origine du feuillet endodermique (gastrulation par épilobie). Le stomodeum se forme par enfoncement de micromères ; les macromères forment également de petites cellules qui s'insinuent entre l'ectoderme et l'endoderme et représentent l'ébauche d'un mésoderme. La croissance et l'organogénèse (formation des tentacules, des palettes natatoires et du système gastro-vasculaire) sont particulièrement rapides et engendrent un organisme proche de l'état adulte ; le développement est direct, sans métamorphose, et de plus de type mosaïque. Néanmoins, le pouvoir de régénération est très étendu chez les Cténophores.
II. CLASSIFICATION
A. Ordre des Filicténides
Les représentants de cet ordre possèdent des tentacules mais sont dépourvus de sole plantaire. Pharynx de petites dimensions. Organismes microphages et pélagiques.
Ex. 1 : Hormiphora (= Pleurobrachia) pulmosa (fig. 5.1).
Ex. 2 : Cestus veneris ou ceinture de Vénus a la forme d'un long ruban ; le corps est en effet aplati et étiré dans le plan tentaculaire (fig. 5.4).
B. Ordre des Nudicténides
Organismes pélagiques dépourvus de tentacules et de sole pédieuse.
Ex. : Beroe ovata a la forme d'une cloche aplatie dont l'ouveture correspond à la bouche démesurément agrandie, prolongée par un énorme pharynx qui occupe toute la partie centrale de l'organisme. Organisme mégalophage. (Fig. 5.5).
C. Ordre des Platycnémides
Cténophores benthiques, rampants dont le pôle oral aplati forme une sole plantaire où s'ouvre un pharynx de grandes dimensions. (Fig. 5.6).
Ex. : Ctenoplana, Coeloplana.
A.Beaumont & P.Cassier
Biologie animale
Dunod Université
Paris 1985, T.1, p.151
Publié par Scorfa à 22:53:25 dans hoART CON7 | Commentaires (0) | Permaliens
Ainsi toujours poussés vers de nouveau rivages
Dans la nuit éternelle emportés sans retour
Ne pourrons nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?
Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire
Que les parfums légers de ton air embaumé
Que tout ce que l'on entend, l'on voit et l'on respire,
Tout dise : ils ont aimé.
Lamartime
Le lac
L'épi naissant mûrit de la faux respecté ;
Sans crainte du pressoir la pampre tout l'été
Voit les doux présents de l'aurore,
Et moi, comme lui belle, et jeune comme lui,
Quoi que l'heure présente ait de trouble et d'ennui,
Je ne veux point mourir encore.
Chenier
La jeune captive
Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue,
Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue
Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais plus parler
Je sentis tout mon corps et transir, et brûler.
Racine
Phèdre
Je suis le ténébreux, le veuf, l'inconsolé,
Le prince d'Aquitaine à la tour abolie :
Ma seule étoile est morte, et mon luth constellé
Porte le soleil noir de la mélancolie
Nerval
Le Lac
Publié par Scorfa à 22:51:31 dans hoART CON7 | Commentaires (0) | Permaliens
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