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L’homme est la mesure de toute chose. (PROTAGORAS) | 09 avril 2008

I. ETUDE D'UN TYPE : LE CYDIPPE

Hormiphora plumosa est hermaphrodite. Les gonades mâles et femelles constituent dans chaque canal méridien deux bourrelets distincts et parallèles. Les ovules télolécithes et les spermatozoïdes tombent dans les canaux méridiens et sont rejetés par le système gastro-vasculaire et la bouche dans l'eau de mer où a lieu la fécondation.

La segmentation totale et inégale isole des micromères à potentialités ectodermiques qui recouvrent progressivement les macromères à l'origine du feuillet endodermique (gastrulation par épilobie). Le stomodeum se forme par enfoncement de micromères ; les macromères forment également de petites cellules qui s'insinuent entre l'ectoderme et l'endoderme et représentent l'ébauche d'un mésoderme. La croissance et l'organogénèse (formation des tentacules, des palettes natatoires et du système gastro-vasculaire) sont particulièrement rapides et engendrent un organisme proche de l'état adulte ; le développement est direct, sans métamorphose, et de plus de type mosaïque. Néanmoins, le pouvoir de régénération est très étendu chez les Cténophores.

II. CLASSIFICATION

A. Ordre des Filicténides

Les représentants de cet ordre possèdent des tentacules mais sont dépourvus de sole plantaire. Pharynx de petites dimensions. Organismes microphages et pélagiques.

Ex. 1 : Hormiphora (= Pleurobrachia) pulmosa (fig. 5.1).

Ex. 2 : Cestus veneris ou ceinture de Vénus a la forme d'un long ruban ; le corps est en effet aplati et étiré dans le plan tentaculaire (fig. 5.4).

B. Ordre des Nudicténides

Organismes pélagiques dépourvus de tentacules et de sole pédieuse.

Ex. : Beroe ovata a la forme d'une cloche aplatie dont l'ouveture correspond à la bouche démesurément agrandie, prolongée par un énorme pharynx qui occupe toute la partie centrale de l'organisme. Organisme mégalophage. (Fig. 5.5).

C. Ordre des Platycnémides

Cténophores benthiques, rampants dont le pôle oral aplati forme une sole plantaire où s'ouvre un pharynx de grandes dimensions. (Fig. 5.6).

Ex. : Ctenoplana, Coeloplana.


A.Beaumont & P.Cassier

Biologie animale

Dunod Université

Paris 1985, T.1, p.151

Publié par Scorfa à 22:53:25 dans hoART CON7 | Commentaires (0) |

Tu trembles carcasse, mais tu tremblerais encore plus si tu savais où j’allais te mener. (TURENNE) | 09 avril 2008

Ainsi toujours poussés vers de nouveau rivages

Dans la nuit éternelle emportés sans retour

Ne pourrons nous jamais sur l'océan des âges

Jeter l'ancre un seul jour ?

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire

Que les parfums légers de ton air embaumé

Que tout ce que l'on entend, l'on voit et l'on respire,

Tout dise : “ils ont aimé”.

Lamartime

Le lac

 

L'épi naissant mûrit de la faux respecté ;

Sans crainte du pressoir la pampre tout l'été

Voit les doux présents de l'aurore,

Et moi, comme lui belle, et jeune comme lui,

Quoi que l'heure présente ait de trouble et d'ennui,

Je ne veux point mourir encore.

Chenier

La jeune captive

 

Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue,

Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue

Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais plus parler

Je sentis tout mon corps et transir, et brûler.

Racine

Phèdre

 

Je suis le ténébreux, le veuf, l'inconsolé,

Le prince d'Aquitaine à la tour abolie :

Ma seule étoile est morte, et mon luth constellé

Porte le soleil noir de la mélancolie

Nerval

Le Lac

Publié par Scorfa à 22:51:31 dans hoART CON7 | Commentaires (0) |

AVIS A UN EDITEUR QUI PREND DES RISQUES | 09 avril 2008

HORS /ART

CONSEPT


“ Je peins comme j'écris. Pour trouver, pour me retrouver, pour trouver mon propre bien que je possédais sans le savoir. Pour avoir la surprise et en même temps le plaisir de le reconnaître. Pour faire ou voir apparaître un certain vague, une certaine aura où d'autres veulent voir du plein. Pour rendre l'impression de “présence” partout, pour montrer (et d'abord à moi) les emmêlements, les mouvements désordonnés, l'animation extrême des “je ne sais quoi” qui remuent dans les lointains et cherchent à prendre pied sur le rivage. Pour rendre, non les êtres, même fictifs, non leurs formes même insolites, mais leurs lignes de force, leurs élans. Pour être le buvard des innombrables passages qui en moi (et je ne dois pas être le seul) ne cessent d'affluer. Pour arrêter un instant et plus qu'un instant. Pour montrer aussi les rythmes de la vie, si c'est possible, les vibrations mêmes de l'esprit. ”


Henri MICHAUX

Moments of Vision

R-NY Foundation

Rome, 1959.

Publié par Scorfa à 22:49:11 dans hoART CON7 | Commentaires (0) |