I. ETUDE D'UN TYPE : LE CYDIPPE
Hormiphora plumosa est hermaphrodite. Les gonades mâles et femelles constituent dans chaque canal méridien deux bourrelets distincts et parallèles. Les ovules télolécithes et les spermatozoïdes tombent dans les canaux méridiens et sont rejetés par le système gastro-vasculaire et la bouche dans l'eau de mer où a lieu la fécondation.
La segmentation totale et inégale isole des micromères à potentialités ectodermiques qui recouvrent progressivement les macromères à l'origine du feuillet endodermique (gastrulation par épilobie). Le stomodeum se forme par enfoncement de micromères ; les macromères forment également de petites cellules qui s'insinuent entre l'ectoderme et l'endoderme et représentent l'ébauche d'un mésoderme. La croissance et l'organogénèse (formation des tentacules, des palettes natatoires et du système gastro-vasculaire) sont particulièrement rapides et engendrent un organisme proche de l'état adulte ; le développement est direct, sans métamorphose, et de plus de type mosaïque. Néanmoins, le pouvoir de régénération est très étendu chez les Cténophores.
II. CLASSIFICATION
A. Ordre des Filicténides
Les représentants de cet ordre possèdent des tentacules mais sont dépourvus de sole plantaire. Pharynx de petites dimensions. Organismes microphages et pélagiques.
Ex. 1 : Hormiphora (= Pleurobrachia) pulmosa (fig. 5.1).
Ex. 2 : Cestus veneris ou ceinture de Vénus a la forme d'un long ruban ; le corps est en effet aplati et étiré dans le plan tentaculaire (fig. 5.4).
B. Ordre des Nudicténides
Organismes pélagiques dépourvus de tentacules et de sole pédieuse.
Ex. : Beroe ovata a la forme d'une cloche aplatie dont l'ouveture correspond à la bouche démesurément agrandie, prolongée par un énorme pharynx qui occupe toute la partie centrale de l'organisme. Organisme mégalophage. (Fig. 5.5).
C. Ordre des Platycnémides
Cténophores benthiques, rampants dont le pôle oral aplati forme une sole plantaire où s'ouvre un pharynx de grandes dimensions. (Fig. 5.6).
Ex. : Ctenoplana, Coeloplana.
A.Beaumont & P.Cassier
Biologie animale
Dunod Université
Paris 1985, T.1, p.151
Publié par Scorfa à 22:53:25 dans hoART CON7 | Commentaires (0) | Permaliens
Ainsi toujours poussés vers de nouveau rivages
Dans la nuit éternelle emportés sans retour
Ne pourrons nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?
Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire
Que les parfums légers de ton air embaumé
Que tout ce que l'on entend, l'on voit et l'on respire,
Tout dise : ils ont aimé.
Lamartime
Le lac
L'épi naissant mûrit de la faux respecté ;
Sans crainte du pressoir la pampre tout l'été
Voit les doux présents de l'aurore,
Et moi, comme lui belle, et jeune comme lui,
Quoi que l'heure présente ait de trouble et d'ennui,
Je ne veux point mourir encore.
Chenier
La jeune captive
Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue,
Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue
Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais plus parler
Je sentis tout mon corps et transir, et brûler.
Racine
Phèdre
Je suis le ténébreux, le veuf, l'inconsolé,
Le prince d'Aquitaine à la tour abolie :
Ma seule étoile est morte, et mon luth constellé
Porte le soleil noir de la mélancolie
Nerval
Le Lac
Publié par Scorfa à 22:51:31 dans hoART CON7 | Commentaires (0) | Permaliens
HORS /ART
CONSEPT
Je peins comme j'écris. Pour trouver, pour me retrouver, pour trouver mon propre bien que je possédais sans le savoir. Pour avoir la surprise et en même temps le plaisir de le reconnaître. Pour faire ou voir apparaître un certain vague, une certaine aura où d'autres veulent voir du plein. Pour rendre l'impression de présence partout, pour montrer (et d'abord à moi) les emmêlements, les mouvements désordonnés, l'animation extrême des je ne sais quoi qui remuent dans les lointains et cherchent à prendre pied sur le rivage. Pour rendre, non les êtres, même fictifs, non leurs formes même insolites, mais leurs lignes de force, leurs élans. Pour être le buvard des innombrables passages qui en moi (et je ne dois pas être le seul) ne cessent d'affluer. Pour arrêter un instant et plus qu'un instant. Pour montrer aussi les rythmes de la vie, si c'est possible, les vibrations mêmes de l'esprit.
Henri MICHAUX
Moments of Vision
R-NY Foundation
Rome, 1959.
Publié par Scorfa à 22:49:11 dans hoART CON7 | Commentaires (0) | Permaliens

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