<< Toute réalité ne saffirme quen sopposant. (HEGEL) | Le fou est celui qui a tout perdu sauf la raison. (CHESTERTON) | Je pense où je ne suis pas, je suis où je ne pense pas. (LACAN) >>
L'expansion océanique se faisant par injection de basalte au niveau des crêtes et les flancs s'écartant symétriquement, les bandes d'anomalies enregistrent cette symétrie.
Ainsi, à notre époque par exemple, des boues se déposent sur le fond de l'océan et des laves sont émises dans la vallée médiane de l'Atlantique ; elles fossilisent toutes deux le champ régnant ; lorsque celui-ci viendra à s'inverser, les boues et les laves enregistreront ce phénomène : il sera possible de le dater dans les sédiments et on fera une assimilation entre cet âge et celui de l'inversion dans les laves qu'on ne peut encore déterminer directement.
III. TAUX D'EXPANSION
Connaissant d'une part la surface engendrée par les émissions de basalte le long de la vallée médiane par simple lecture des cartes d'anomalies, et d'autre part le temps pendant lequel cette distance a été couverte, il est aisé de déterminer la vitesse parcourue : on parle de taux d'expansion ou taux de renouvellement de l'océan (fig. 9.15).
Les datations directes des inversions des pôles magnétiques n'ont été mesurées que dans des sédiments récents (5 M.A.) ; les datations des anomalies beaucoup plus anciennes n'ont été possibles qu'en admettant un taux d'expansion constant au cours des temps géologiques (Fig. 9.16). Sur les cartes les anomalies ont été répertoriées, numérotées et un âge a été proposé (voir sur la figure 9.17 un exemple de cette technique).
Fig. 9.17. Exemple d'interprétation d'un profil d'anomalies magnétiques (Atlantique N, 45° lat.)
1 : Lever d'anomalies.
2 : Modèle théorique construit à partir du profil 1.
3 : Mise en coïncidence de ce modèle avec une échelle paléomagnétique : vers l'Ouest on est alors conduit à admettre un taux moyen d'expansion de 1,28 cm/an.
Peu d'anomalies plus anciennes peuvent être corrélées au Nord des Açores au-delà de l'anomalie n° 25 ; on en reconnaît cependant une autre qui paraît encore significative à laquelle on affecte le n° 31 et un âge de 72 M.A. De courtes bandes d'anomalies sont connues au large de la Floride (anomalies de Kesthley) et dateraient de Crétacé inférieur. Pour connaître les contours de l'Atlantique à une époque donnée (il y a 63 M.A. par ex.), il suffit de découper la carte selon les anomalies de même âge et d'accoler les morceaux (Fig. 9.19).
J.DERCOURT & J.PAQUET
Géologie, objets et méthodes
Dunod Université
Paris 1981, p.125-127
Publié par Scorfa à 11:44:22 dans hoART CON7 | Commentaires (0) | Permaliens

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